La pergola ou l'art décoratif du jardin

Une pergola dans un jardin

La pergola symbolise tout l'art décoratif d'un jardin. Elle semble appartenir au paysage au même titre que les arbres et les plantes grimpantes. Elle procure un charme incomparable, en rappelant les belles demeures anciennes à la décoration soignée.

En bois, en dur ou en fer forgé, la pergola sera souvent recouverte de plantes aux fleurs abondantes comme le bougainvillier, ou à fleurs odorantes comme le jasmin.

La magnifique Parc de la Tête d'Or à Lyon a opté pour des pergolas en dur. Le minéral se mêle au végétal.

Pergola, Parc de la Tête d'Or

Au Maroc, notamment à Marrakech, les artisans forgerons ont une longue tradition de pergolas en fer forgé.

Pergola, Marrakech MenaraCe savoir-faire est d'ailleurs illustré par la pergola qui accueille les voyageurs à l’aéroport de Marrakech Menara.


Une pergola d'un diamètre de plus de cinq mètres pour près de quatre mètres de hauteur totale n'effraie pas les artisans. Les ateliers ont été prévus pour cela.

Pergola en construction

Il s'agit d'un véritable travail d'art. Chaque pièce constituant la pergola a été pensé en fonction du design et de critères techniques. Cette grande pergola ronde devra supporter le poids d'un bougainvillier imposant et résister aux rafales de vent.

Quatre-vingt baleines constituent la partie supérieure couvrant la pergola.

Pergola en construction

Cette autre pergola rectangulaire adopte le même profil pour la partie couvrante. Elle conserve ainsi le design et l'harmonie, car ces deux pergolas vont aller rejoindre le même parc arboré.

Ces deux pergolas, en cours de finition à l'atelier, sont un bel exemple de la dextérité des artisans berbères au Maroc.

Leur art du travail du fer forgé est ancestral. Il est aujourd'hui à la portée de chacun et offre le droit de rêver à une belle pergola en fer forgé trônant dans son propre jardin.

Découvrez des idées de décoration pour votre jardin dans cet article. Tables en zellige, chaises en fer forgé, fontaines ...


Kiosque ou pergola en fer forgéPour toute demande de renseignements, veuillez nous contacter.

Vous aimeriez faire fabriquer une pergola adaptée à votre jardin, aux dimensions de votre choix, nous sommes en mesure de répondre à vos attentes.

Photo ci-contre:

Pergola en fer forgé de deux mètres soixante de diamètre pour trois mètres vingt de hauteur de notre catalogue en ligne. Fabrication artisanale à Marrakech.


En vidéo, tout le savoir-faire des artisans berbères du Maroc dans la fabrication de chaises, piétements de tables en zellige et pergolas de jardin en fer forgé.



Crédit photos

- Pergola, Parc de la Tête d'Or. Tusco

Le panthéon berbère oublié

Lorsqu'un voile opaque plane sur l'histoire, il attire les curieux et suscite l'intérêt aussi sûrement que le miel attire les abeilles. C'est le cas du peuple Berbère, dont l'histoire est si mal connue, mais qui se trouve pourtant mêlé à toutes les sauces de l'histoire si j'ose dire.

Qui pourrait imaginer que Osiris, un dieu du panthéon égyptien, Horus son fils, la XXIIe dynastie des Pharaons d’Égypte ou Les secrets de la Bible, sous la plume de Roger Sabbah (1), nous ramènent en fin de compte au passé glorieux des Berbères ?

Osiris assis sur son trône. Livre des Morts de Padiamonet
Osiris assis sur son trône. Livre des Morts de Padiamonet.

L'histoire que vous vous apprêtez à lire peut paraitre déroutante, tant elle touche aux croyances religieuses et aux convictions intimes des un(e)s et des autres. Pourtant, les faits qui suivent sont tous largement présentés sur Internet et peuvent être librement consultés. Je ne fais que synthétiser l'information recueillie ça et là sur ce fabuleux outil qu'est Internet. Et je laisse à chacun(e) la liberté de bâtir ses propres convictions.

Les mystères d'Osiris

Osiris est présenté comme un dieu du panthéon égyptien, et comme un roi mythique de l’Égypte antique. Il est à l'origine de l'agriculture et de la religion, et son règne a été marqué par son rôle bienfaisant et civilisateur. Il meurt en martyre, noyé dans le Nil, puis fut ressuscité par ses sœurs Isis et Nephtys, son martyre lui permettant de rejoindre l'au-delà (2).

Dans les mythologies, Osiris est à l'origine de l'agriculture et de la religion. Jacques Cauvin, chercheur au C.N.R.S., avait mis en lumière l'apparition simultanée de l'agriculture et des divinités à l'époque du néolithique, environ 9000 ans avant Jésus-Christ, sur les bords de la méditerranée.
Nous l'avions évoqué dans un précédent article, Ce mystère qui entoure les Berbères, où les Berbères nous avaient déjà plongé dans l'Antiquité.

Le culte d'Osiris remonterait, pour le moins, au XXVe siècle avant l’ère chrétienne en Égypte, soit 2500 ans avant J.C., selon une inscription figurant sur le linteau à l'entrée de sa tombe à Gizeh.

Le sphinx de Gizeh
Le sphinx de Gizeh et son piédestal qui supportait une statue d’Osiris.

L'inscription en question est une formule d'offrande adressée par Hemet-Rê à Osiris. Hemet-Rê est une fille royale, probablement la fille de Khéphren, et prêtresse de Hathor.

Un mot sur Hathor, la déesse de l'amour et des festivités. Elle portait comme attribut un collier à contrepoids appelé Ménat. Hathor était si importante qu'elle était vénérée par la famille royale (3), elle qui siège derrière le roi en lieu et place de la souveraine (4). Elle est souvent associée à Isis, la sœur et le femme de Osiris.

Osiris, un dieu d'origine berbère ?

Mais revenons à Osiris, sous la plume de Sir Ernest Alfred Thompson Wallis Budge (1857 - 1934), égyptologue et orientaliste au British Museum à partir de 1883. Il a notamment travaillé sur le Papyrus d'Ani, découvert en 1887 à Thèbes (aujourd'hui Louxor), dont l'origine remonte à la XXIIIe dynastie d’Égypte, marquée par le règne du Pharaon Toutânkhamon. Il a réalisé la translittération du Livre des morts du papyrus.

Extrait du Papyrus d'Ani
Extrait du Papyrus d'Ani : Présentation du défunt Ani devant Osiris par Horus

Publié en 1913, l'ouvrage Notes for Travellers in Egypt de E. A. Wallis Budge mentionne l'origine berbère de Osiris (5).

E. A. Wallis Budge s'exprime ainsi :

The material symbol of God was the sun, who was personified under the form of Râ, or later Amen-Râ; and although Osiris, who was an indigenous libyan (?) god, is far older than Râ in Egypt, Râ was declared to have been the father of Osiris, and Osiris was his only son.

(traduit en français):

Le symbole matériel de dieu était le soleil, qui était personnifié par Râ, ou plus tard Amen-Râ; Et bien que Osiris, qui était un dieu indigène libyen (?), soit bien plus ancien que Râ en Égypte, Râ fut déclaré comme étant le père de Osiris, et Osiris était son seul fils.

Le terme libyen est ici à prendre dans son sens ancien désignant les Berbères. Notons aussi que fut aussi désigné par le terme Amen-Râ ou Amon-Râ.

Amon, le dieu berbère

Amon n'est autre que le principal dieu de la mythologie berbère. Amon-Râ ou Amon-Ré sera considéré comme le dieu créateur de toute chose, le dieu des dieux. il sera plus tard connu des Grecs sous le nom de Ammon-Zeus (6).

Temple d'Amon-Râ
Temple d'Amon-Râ à Louxor, Égypte

Comme on peut le voir (une fois de plus), la mythologie berbère, précédant celle de l’Égypte ancienne, a inspiré les mythologies égyptienne, puis grecque.

L'idée d'un dieu unique tout puissant commence aussi à s'imposer, et l'on notera le parallèle entre un dieu tout puissant et son fils (Amon-Râ et Osiris) d'origine berbère, que l'on retrouve dans le Christianisme (Jésus, fils de Dieu).

De même, Osiris est assassiné par Seth, son frère, qui lui, représente les forces du mal, et sera ressuscité par ses sœurs Isis (qui est aussi sa femme) et Nephtis. Doit-on y voir une ressemblance avec Jésus, jugé par les Romains, mort sur la croix puis ressuscité ?

Ces ressemblances historiques n'ont pas échappé à Roger Sabbah, égyptologue, archéologue et chercheur. Dans son livre (1), il assimile Osiris à Amon-Râ, le dieu tout puissant, Isis est Marie et Horus est Jésus. Rappelons que Osiris est souvent identifié à Horus, on parle de la résurrection de Osiris en Horus.

On le voit ici, la mythologie berbère aurait initié ou largement influencé les divinités égyptiennes, dont se sont inspirés ensuite les trois religions monothéistes.

Une fois de plus, les Berbères semblent faire le lien entre un monde disparu, connu de eux seuls, et la civilisation égyptienne, apparue brusquement sur les rives du Nil, dont la construction des pyramides est encore un mystère non résolu.

Cette idée d'un lien existant entre les berbères et un monde disparu a été évoquée dans un article. Parmi les 12 travaux d'Hercules, il y a l'épisode du jardin des Hespérides, où Hercules doit aller ramasser les pommes d'or. Mais il fait appel à Atlas qui seul connait le chemin pour s'y rendre.

Osiris, mystères engloutis d’Égypte
Osiris, les mystères engloutis d’Égypte

Cela nous amène naturellement à évoquer les Atlantes, et l'Atlantide. En recherchant le terme "Atlantes" dans Google, on obtient une définition tirée de Wikipédia comme premier résultat:

Les Atlantes sont un peuple libyque qu'Hérodote plaçait dans la partie septentrionale de l'Afrique, dans les montagnes de l'Atlas. Les Atlantes figurent essentiellement dans l'œuvre d'Hérodote comme un nom : ils sont le dernier peuple qu'Hérodote puisse nommer en Afrique en allant vers l'Ouest.

La filiation entre les Berbères et l'Atlantide a déjà été évoquée sur ce blog. C'est le cas du précédent article Les Berbères de l'Atlas selon Hérodote.

Cet autre article Les Berbères auraient découvert l’Amérique ? Diantre !, est tout aussi étonnant et met en lumière une autre facette de la mythologie berbère, liée cette fois-ci aux Pommes d'or du Jardin des Hespérides.

Les Berbères sont omniprésents dans les textes antiques, parmi les peuples de l'époque pré-dynastique en Égypte, et semblent toujours faire le lien entre un monde disparu et le nouveau monde en Égypte. L'idée de la renaissance du monde est portée par Osiris (d'origine berbère ?), mort dans les flots puis ressuscité. Comme l'Atlantide, engloutie puis ressuscitée en Égypte ?

Statue de Amonotep III, Louxor, Égypte
Statue de Amonotep III, Louxor, Égypte

Bien des mystères subsistent. Comme ces colosses à Thèbes de 21 mètres de hauteur pesant plus de 1300 tonnes chacun. Les blocs de pierre qui les constituent, de quelques dizaines de tonnes, ont été amenés par bateau depuis des carrières éloignées de plusieurs kilomètres, selon la théorie en vigueur.

Les légendes colportent des idées qui apportent un éclairage nouveau et dessinent des perspectives méconnues de l'histoire à la fin de la dernière glaciation.

La théorie de l'évolution de Darwin est très séduisante, mais elle impose une certaine stabilité géologique et climatique pour permettre l'évolution sur le long terme. Or, le passé de la Terre est tout sauf stable. Il est jalonné de cataclysmes, d'éruptions volcaniques, de glaciations, de séismes ravageurs, de chutes de météorites et autres catastrophes naturelles.

La théorie de Darwin, si elle était formellement avérée, poserait des questions absolument insolubles. Par exemple, comment l'homme du néolithique, tout juste sédentarisé, maîtrisant peu l'art de la construction, plus habile à tailler des silex, a-t-il pu bâtir plus tard des temples et pyramides gigantesques, composés de blocs de pierre de plusieurs dizaines de tonnes ?

Façade du grand temple d'Abou Simbel, Égypte
Façade du grand temple d'Abou Simbel, Égypte

Le temple d'Abou Simbel était voué au culte des principaux dieux égyptiens, dont Amon, , Ptah et Ramsès II déifié. Les colosses taillés dans la pierre mesurent chacun une vingtaine de mètres de hauteur et ont été parfaitement exécutés. Serions-nous capables d'en faire autant aujourd'hui avec les moyens de l'époque ?

Le plus grand des mystères n'est-il pas notre ignorance et notre incompréhension de ce passé pas si lointain ? Car plus les découvertes archéologiques avancent et plus les problématiques soulevées semblent poser des questions sans réponse ...


Sources

1 - Les secrets de la Bible - Roger Sabbah, Les Éditions Carnot, 2004 - 250 pages -

2 - Osiris - wikipedia.org

3 - Hathor - wikipedia.org

4 - Des Égyptiens portant un baudrier libyen ? - , Jennifer Romion, Institut d’égyptologie François Daumas, Cnrs – Université Paul Valéry (Montpellier III, article, page 11.

5 - Notes for Travellers in Egypt - , E. A. Wallis Budge, 1913, page 144

6 - Amon - wikipedia.org


Crédit photos

- Osiris assis sur son trône. Livre des Morts de Padiamonet. From EgyptPast.com

- Sphinx de Giseh. Géo Ado

- Extrait du Papyrus d'Ani. commons.wikimedia.org

- Temple d'Amon-Râ. pharaons.free.fr

- Osiris, les mystères engloutis d’Égypte. maglor.fr

- Statue of Amonotep III on the West Bank at Luxor, Egypt. commons.wikimedia.org

- Façade du grand temple d'Abou Simbel, Égypte. commons.wikimedia.org

Artisanat du Sud - Tapis Beni Ouarain

www.artisanat-du-sud.com

www.tapis-beni-ouarain.com

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